Bienvenue dans le blog d'Alain Laufenburger. Nous y parlerons de stratégie, d'innovation, de marketing, de branding (c'est pas pareil) et/ou de Bordeaux. Amusons-nous de nos gastronomiques péchés mignons, de la vie des organisations, de nos dernières trouvailles, de nos merveilleuses lectures, de nos inoubliables rencontres et délectons-nous de la joyeuse détestation de ce qui nous horripile ! Vos commentaires sont libres et très très bienvenus.
Pas de larme à verser sur les débats ineptes sur la durée du travail et l'age de la retraite, en voilà un qui n'oublie pas de décocher des flèches, plusieurs fois par semaine, dans un blog injustement méconnu commencé fin 2007. Depuis peu, Patrick d'Elme a choisi de vivre à Bordeaux le début de ses grandes vacances professionnelles. Quelle chance avons-nous d'accueillir sur les bords de l'ombilic des deux rives celui qui a conseillé la communication des plus grands patrons et qui nous amuse de ses clins d'oeils, coups de coude et autres coups de gueule. Ca fait du bien. A consommer quotidiennement sans modération. Recommandé et approuvé par les plus grandes marques du CAC 40.
On ne sait pas au juste ce qui se passe mais on constate qu'une fois de plus nous nous retrouvons sans aucun quotidien national dans les kiosques. En cause un mouvement de grève aux NMPP, probablement exacerbé par une "Lettre ouverte à ceux qui veulent tuer la presse quotidienne" co-signée par quasi tous les quotidiens de France, y compris Paris Turf et l'hyper libéral International Herald Tribune, mais pas L'Huma, étonnant, non ? Grosso modo, les NMPP ont un enième plan de réorganisation sur le gaz et les loustics de la Fédération des Travailleurs des Industries du Livre s'y opposent comme d'habitude. Cette fois-ci ils ont été jusqu'à brûler des quotidiens (alors que la réorg' en question concerne la distribution des magazines). On ne va pas répéter notre antienne sur la compétence des dirigeants en matière de changement (ni sur celle de leurs conseils). C'est fatiguant. Juste prendre le temps d'admirer un Soulages, qui lui s'y connaît en noir.
Libé est dispo en PDF (on y apprend que "les schtroumpfs sont prêts à conquérir l'Amérique via un film BD"), pour La Croix c'est plus compliqué. Pour les Echos, en PDF aussi. Et tous les gratuits de Bordeaux sont en place, eux... On a pas fini de rire.
Dans un pur esprit de recueillement, je vous ai épargné ce sujet hier, alors que nous fêtions le 6 juin, date mythique s'il en est. Il y a 64 ans, les Forces Alliées de l'opération Overlord étaient probablement entrées à Sainte Mère Eglise. Pour ce qui nous concerne aujourd'hui, ce sont les Locavores qui ont débarqué. J'en parle à ceux qui ne lisent le Monde que de temps en temps mais aussi pour faire écho à l'un de mes cochons truffiers préférés qui lui a blogué dérechef sur le sujet. De quoi s'agit-il ? D'une idée devenue mouvement et en passe de devenir mode donc n'en doutons pas promise à une extinction certaine mais à durée de vie probablement longue. Bien sûr l'idée est née aux Etats-Unis et ils en ont fait une fenêtre sur la Toile, www.locavores.com. Tremblez ME Leclerc et autres Carroufs et Wal Mart, le Locavore va devenir votre cauchemar. C'est parti de San Francisco, normal, et cela se répand partout. A la vitesse de l'Internet. Parce qu'évidemment il n'y a pas que cette idée à l'oeuvre, il y a aussi le prix du baril, la conscience carbonne qui en découle et le pauv'paysan qui n'en finit plus de voir ses revenus siphonnés dans le circuit de la grande distribution. Si vous voulez devenir locavore vous-même, c'est simple : vous prenez Google Maps, positionné sur votre bled, vous mettez un cercle d'un rayon de 160 km autour et vous mangez ce qui vient de là et de nulle part ailleurs. Parce que vous voulez manger des fruits et légumes de saison, parce que vous êtes devenus conscients de la finitude des ressources pétrolières ou que vous en avez ras la pompe des prix qui augmentent et que la présence de tomates sans goût tout au long de l'année a fini de vous faire passer à l'action. Vous êtes bons comme la romaine : vous voilà locavore.
Oui, enfin pas qu'à moi, je ne suis pas dupe. Tout comme de mon fils Tom quand il m'envoie récemment son premier texto "papa je suis parti faire le tour du monde. non je rigole." Vous noterez qu'il a encore une orthographe et une grammaire tout à fait académique. Donc Barack m'a dit dès ce matin, à 6h50 heure de Paris, que notre heure était venue. Et qu'il nous fallait reconnaître le travail historique fait par Hillary pour la démocratie dans ce pays. Qu'il nous demandait de bien comprendre ce qu'il y avait devant nous (Mc Cain et les Bushismes, évidemment il ne le dit pas comme ça). Parce que notre heure est venue, l'heure de tourner la page des politiques du passé et d'apporter énergies et idées neuves aux défis du moment, notre heure d'offrir une nouvelle direction au pays que nous aimons. Il finit en nous remerciant pour le travail accompli (si peu, si peu) et nous invite à poursuivre l'Histoire. Il y a encore parmi nous beaucoup trop d'anti-américains et je ne les ferai pas changer d'avis. Je ne sais pas si Barack Obama va gagner les élections en novembre prochain. J'aime croire aux rêves. Faut dire que nos amis de La Fayette font des merveilles pour nous en empêcher depuis bientôt 10 ans. Merde, j'ai pas attendu le 9/11 pour me sentir américain. Les derniers amis rencontrés m'ont fait part de leur peur: "Barack parle bien, il est jeune, il est noir mais on s'en fout, mais surtout il n'est pas capable de nous défendre, le monde entier nous en veut."